Carrière, Être, Réflexions, Réussir

Et si c’était ok de vouloir tout faire?

J’ai toujours été passionnée par plusieurs domaines.

Lorsque j’étais enfant, je voulais être vétérinaire ou psychologue ou biologiste marine ou chanteuse (ça, j’ai vite réalisé que je n’avais pas ce qu’il fallait haha…) Et tout ça, parfois dans la même journée.

Si on me posait la même question un mois plus tard, la réponse pouvait être totalement différente.

Suivre ses passions

Mille passions, mille occupations

Encore aujourd’hui, je m’intéresse à beaucoup de choses, pas tellement reliées les unes aux autres.

Je vous avoue que c’est toujours un peu compliqué quand on me pose la question suivante: «C’est quoi ta job?»

J’appréhende les points d’interrogation dans les yeux de mon interlocuteur alors que je m’apprête à lui déballer tout ce que je fais.

Juste pour te donner une idée: actuellement, je suis consultante web / coach professionnelle pour entrepreneurs / blogueuse / conseillère carcérale / prof de cégep.

C’est essoufflant, ein?

J’aime chacune de ces occupations, aussi différentes soient-elles.

Je carbure à la polyvalence et au multitâche. Je ne pourrais pas exercer une seule profession à temps plein. Je m’ennuierais.

Docteur, suis-je normale?

J’ai longtemps pensé que j’avais tort d’être comme ça.

Dès notre plus jeune âge, on nous apprend qu’on devra «choisir».

Pourquoi ne choisir qu’une seule vocation, alors qu’il y a tellement de choses intéressantes à apprendre, à faire et à être dans ce monde?

Je suis une multi-potentialiste

Juste pour te remettre en contexte.

Au secondaire, on doit avoir une idée de ce qu’on veut faire dans la vie pour effectuer nos choix de cours en conséquence (team chimie-physique #justeaucasoù).

Au cégep, on doit choisir un programme d’étude. À l’université, disons qu’on se fait un peu juger si on n’est toujours pas «branchée» sur notre domaine d’étude.

Pour ma part, je me suis «branchée», mais en me laissant tout de même un peu de lousse. J’hésitais entre la psychologie et la criminologie, et j’ai d’abord choisie d’étudier la psychologie car je voulais que ça me laisse davantage de portes ouvertes. J’ai fini par étudier la criminologie aussi, par passion.

Par la suite, j’ai fait mes études de 2ème cycle en gestion d’entreprises. Encore là, ça me laissait tout plein de portes ouvertes, et ça pavait tranquilement la voie pour le domaine idéal des gens comme moi: l’entrepreneuriat.

Après tout cela, je me suis finalement rendue à l’évidence: et si c’était ok de ne jamais se brancher, en fait?

Et si c’était ok de vouloir tout faire?

Toi aussi, tu es incapable d’exercer une seule profession à la fois? Tu te vois mal pratiquer un seul métier jusqu’à la fin de tes jours? Tu as toute une palette d’intérêts et tu refuses de n’en choisir qu’un seul?

Je te rassure: tu n’es pas lâche, ni indécise, ni même dispersée, comme on pourrait te le faire croire.

Tu es probablement… une multi-potentialiste!

Une slacheuse / une scanneuse / une polymathe, appelle ça comme tu veux.

Les multi-potentialistes sont des gens avec de nombreux intérêts et objectifs créatifs. Contrairement aux «spécialistes», ce sont des gens qui veulent plonger corps et âmes dans leurs diverses passions, aussi diversifiées soient-elles, et pour qui ne faire qu’une seule chose au cours de leur carrière n’est pas une option.

Je vous invite à regarder le Ted talk d’Emilie Wapnick à ce sujet, et de consulter son blogue, que vous soyez multi-potentialiste ou non. Parce qu’on est tous entouré d’au moins un multi-potentialiste… et qu’il est important de prendre le temps de le comprendre!

Être un multi-potentialiste, c’est positif?

Oh que oui! Les multi-potentialiste sont des créatifs, capables de combiner plusieurs domaines et d’en faire quelque chose de nouveau. Ce sont aussi des gens qui apprennent très rapidement et qui ont une capacité d’adaptation phénoménale. Toutes ces qualités sont bonnes dans n’importe quel emploi, non?

Le monde a besoin de multi-potentialistes, tout comme il a besoin de spécialistes! Il importe de s’accepter tel qu’on est et d’accepter les autres tels qu’ils sont. Il es nécessaire de concevoir notre carrière, et notre vie générale, de la manière dont on est «programmé»: en tant que spécialiste ou en tant que multi-potentialiste.

À tous les multi-potentialistes de ce monde, je vous laisse sur ces belles paroles d’Emilie Wapnick:

«Acceptez vos nombreuses passions. Suivez votre curiosité […]. Explorez vos intersections. Acceptez que [la manière dont vous êtes constitué] vous mène à une vie plus heureuse, plus authentique.

Et peut-être encore plus important : multi-potentialistes, le monde a besoin de nous!»

Et toi, as-tu un petit côté multi-potentialiste?

Crédit photo: Unsplash

Vous aimez? Partagez!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *